100 boîtiers rétro: il n’y a pas que Leica

Convertis de fraîche date à l’argentique, nostalgiques du matériel ancien ou tout simplement passionnés d’histoire de la photo, ne passez pas à côté de ce livre. « 100 boîtiers rétro » n’est pas seulement comme il s’intitule « Le guide du collectionneur » (*): c’est aussi une délicieuse plongée, pratique et bien documentée, dans la glorieuse période de la photo argentique. Le plaisir et l’intérêt se conjuguent à la lecture, en attendant peut-être quelques acquisitions dans les boutiques ou sur les marchés.

Il a, certes, fallu choisir: John Wade (cette publication des Editions Eyrolles est une traduction d’un ouvrage paru cette année au Royaume-Uni) a privilégié les modèles typiques de leur époque. Un seul Nikon (le F, « bête de somme des reporters » dans les années 1960; jalon essentiel d’un système toujours utilisable aujourd’hui) et donc pas de Nikkormat, par exemple.

Après quelques considérations sur la valeur et la rareté, les adeptes du tout numérique trouveront un utile rappel des données fondamentales à connaître pour utiliser ces appareils anciens, bijoux ou simples outils à faire une image. Chaque modèle retenu fait alors l’objet d’une page ou d’une double page, à chaque fois illustrée de plusieurs photographies — l’auteur a photographié lui-même sa propre collection —  avec une brève description des caractéristiques et données techniques essentielles. Outre les reflex mono-objectif 35 mm et les télémétriques, le livre inclut des sections répertoriant tous les formats argentiques encore disponibles, avec un guide d’utilisation : foldings à bobines, reflex bi-objectifs, appareils à cartouche Instamatic, appareils stéréoscopiques, appareils grands-angles et panoramiques, appareils miniatures (le fameux Minox B, entre autres) et instantanés (les variétés de Polaroid, bien sûr).

Le lecteur apprendra aussi à reconnaître les anomalies, de même que les faux et copies de Leica. Bon à savoir, par exemple: un appareil parfaitement fonctionnel portant la griffe Leica sur le capot et estampillé Leitz Elmar sur l’objectif n’est pas nécessairement le joyau recherché. Souvent copiée (dans les années ’50), jamais égalée, la marque de Wetzlar était la proie toute désignée des contrefaçons.

Compte tenu de l’inévitable fluctuation des prix, ce guide opte intelligemment pour une échelle d’évaluation sur cinq étoiles, d’« abordable » à « très cher », afin d’orienter les acheteurs potentiels de ces bijoux anciens mais dans l’optique d’un « budget raisonnable ».  Ainsi du premier Kodak Instamatic, qui « peut être acquis pour une bouchée de pain ». Une présentation des outils et accessoires couramment utilisés à l’ère argentique (posemètres, flashs,…) ainsi qu’un petit glossaire complètent l’ouvrage.

Sans excès de technicité et agréablement présenté, ce livre bénéficie d’une couverture rigide qu’on aimerait trouver plus souvent dans l’édition française. Il ne ravira pas, encore une fois, que les plus âgés ou les collectionneurs. Un joli cadeau à faire ou à se faire.

100 boîtiers rétro. Le guide du collectionneur. Editions Eyrolles, 28€

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