Doisneau et la musique: les notes joyeuses

On connaît la richesse du patrimoine photographique qu’a laissé derrière lui « le révolté du merveilleux » : 450 000 négatifs sont archivés à l’Atelier Robert Doisneau. Ce vaste fonds permet l’organisation régulière d’expositions comme l’édition de nouveaux ouvrages thématiques rassemblant quantités d’images souvent inédites ou peu connues. Un recueil de photographies tournant autour de la musique vient de sortir de presse chez Flammarion (*). Il contient des images typiques de l’univers du photographe mais aussi quelques surprises qui ne dénotent pas dans sa partition.

Doisneau et la musique © Editions Flammarion

Le parcours de Doisneau fut depuis ses débuts ponctué de sympathiques rencontres avec des musiciens. Dans ses pérégrinations parisiennes, le photographe croise dès la fin des années 1940 des chanteurs des rues, des joueurs d’accordéon ou les fanfares d’un temps où la musique était partout. Les bals populaires, les artistes de cabaret, les musiciens de jazz dans les caves de Saint-Germain-des-Prés seront autant de sujets de reportages ou d’images saisies pour les journaux comme au hasard des rencontres.

On reconnaît en avançant dans le temps des vedettes alors naissantes (Juliette Gréco, Georges Brassens, Barbara) ou déjà confirmées (Montand, Aznavour). Doisneau allait partout, jusque dans les studios d’enregistrement et dans le monde des compositeurs ou des répétitions de musique dite classique et contemporaine (Boulez, Messiaen, Dutilleux).  C’est pourtant la chanson qu’il préféra jusqu’à la fin de sa vie, photographiant et se liant même d’amitié avec les chanteurs des années 80/90 à la faveur d’une séance de commande ou la réalisation d’une pochette de disque. C’est ainsi qu’il photographie Renaud (avec ce titi parisien, le courant doit passer sans peine) ou encore — plus étonnant, vu le « look » et l’âge avancé du photographe — les Rita Mitsouko et les Négresses vertes. De même pour Jacques Higelin, Thomas Fersen ou David McNeil, qui écrira une chanson inspirée par « Les photos de Doisneau ».

On reconnaît en avançant dans le temps des vedettes alors naissantes (Juliette Gréco, Georges Brassens, Barbara) ou déjà confirmées (Montand, Aznavour). Doisneau allait partout, jusque dans les studios d’enregistrement et dans le monde des compositeurs ou des répétitions de musique dite classique et contemporaine (Boulez, Messiaen, Dutilleux).  C’est pourtant la chanson qu’il préféra jusqu’à la fin de sa vie, photographiant et se liant même d’amitié avec les chanteurs des années 80/90 à la faveur d’une séance de commande ou la réalisation d’une pochette de disque. C’est ainsi qu’il photographie Renaud (avec ce titi parisien, le courant doit passer sans peine) ou encore — plus étonnant, vu le « look » et l’âge avancé du photographe — les Rita Mitsouko et les Négresses vertes. De même pour Jacques Higelin, Thomas Fersen ou David McNeil, qui écrira une chanson inspirée par « Les photos de Doisneau » Doisneau ». On s’amuse aussi devant la redécouverte d’une délicieuse série pétrie d’humour, conçue avec l’ami violoncelliste Maurice Baquet. Un album devenu aujourd’hui pièce de collection, Ballade pour violoncelle et chambre noire, sera finalement publié en 1981, près de trente ans après les premières facéties du duo. On retrouve ici Le violoncelle sous la pluie ou Le marin et la bouteille mais les deux amis ont d’autres perles à leur tableau.

La musique a « rythmé son travail » tout au long de sa vie, constate Clémentine Deroudille, petite-fille de Doisneau, dans le texte qui ouvre ce « Doisneau et la musique », un livre qui fait aussi office de catalogue d’exposition. De l’artisan jusqu’au maître en photographie devenu célèbre, Doisneau ne change en rien, gardant son naturel tout autant que ses modèles. La bonhomie et la connivence restent la marque de ses images. La marque d’un homme qui photographiait sans cesse en s’amusant, d’un photographe qui travaillait sérieusement mais sans jamais se prendre au sérieux.

Doisneau et la musique. Clémentine Deroudille. Editions Flammarion. Catalogue de l’exposition à la Cité de la Musique – Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris, du mardi 4 décembre 2018 au 28 avril 2019.

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