Composition et couleur en photo: le livre-référence d’Harald Mante

C’est une nouvelle réédition bienvenue que nous proposent les Editions Eyrolles. S’appuyant sur ses longues années d’enseignement et sa pratique indépendante de la photographie, Harald Mante nous livre une version entièrement remaniée de son ouvrage-référence (*).

© Editions Eyrolles

Fondé sur la conviction d’un lien très fort entre la couleur et la composition, illustré de 300 nouvelles images, ce livre est le produit des recherches d’un penseur du médium photographique et nous ramène aux fondements de notre pratique. Il est l’oeuvre d’un homme né à Berlin en 1936 qui commença par étudier les arts graphiques avec les héritiers directs du Bauhaus dont il transposa les enseignements au domaine de la photographie.

C’est avec cette approche méthodique et didactique, des schémas très parlants et une iconographie superbe que Mante passe en revue les éléments de composition et la couleur en tant que moyens d’expression artistique. Il décrypte ainsi le rôle du point, de la ligne et des formes visuelles et analyse la symbolique des éléments de composition — cercle, ovale, triangle, carré, rectangle. Il introduit parfois des notions plus « cérébrales » telles le plan originel (surface matérielle portant le contenu de l’oeuvre) et son effet visuel.

Mante passe alors en revue le rôle des contrastes et des effets de couleurs dans l’image. Outre les couleurs primaires, secondaires et tertiaires, il fait appel à des notions comme la couleur réelle (composition chimique et pigments) et la couleur apparente (à l’observation; fonction de facteurs externes). La séparation définie ou indéfinie des couleurs, leurs accords et leur harmonie sont autants d’éléments pour stimuler les perceptions sensorielles de l’observateur.

Connaître la grammaire de l’art permettra à la fois de juger des images de manière éclairée et de produire des images de qualité.

Harald Mante

Nous aurons avec le professeur Mante tous les atouts en mains ou plutôt en tête pour le choix du format et la division en surfaces mais aussi tout simplement pour mieux créer et mieux évaluer nos propres images et celles des autres. C’est dire que ce livre s’adresse au photographe autant qu’à l’amateur ou au critique.

Nous sommes à l’école peut-être mais à l’école du regard. Et si le respect des règles et des lignes directrices ne peut devenir une fin en soi — Mante en convient naturellement — ce classique de la littérature sur la photo nous éclaire sur les fondamentaux qui doivent imprégner notre esprit si ce n’est notre inconscient. Ce qui permet de s’investir pleinement dans la prise de vue ou le plaisir de regarder de bonnes photos.

(*) La photo. Composition et couleur. Harald Mante. Editions Eyrolles. Nouvelle édition entièrement remaniée. 168 pages, 28 €.

Pourquoi je resterai fidèle à Olympus

En cet été tout particulier d’une année toute particulière, un fabricant d’appareils auquel je suis tout particulièrement attaché a donc annoncé la vente de sa division photographie. Selon son communiqué, Olympus se sépare de sa branche “Imaging”, reprise par Japan Industrial Partners (JIP), un fonds de capital-investissement dont les intentions seront précisées dans les mois à venir. 

Les raisons de cette décision, qu’elles tiennent à l’évolution du marché de l’industrie photographique ou aux spécificités d’Olympus et de sa gestion jugée parfois malheureuse, ont été abondamment commentées. L’amateur-détenteur de produits Olympus reste pour sa part dans l’expectative. La gestion de la marque et l’avenir de la ligne de production seront désormais dans d’autres mains, suspectes aux yeux de certains.

Au-delà des assurances d’usage à l’égard des consommateurs, certains signaux peuvent pourtant paraître rassurants : de nouveaux produits sont déjà annoncés. Une nomenclature bien connue — la gamme OM-D, le séduisant boîtier PEN et les objectifs M.Zuiko – est appelée à survivre, s’il faut en croire Setsuya Kataoka, le VP de la branche stratégique d’Olympus Imaging Division (interview à DPreview, 15 juillet 2020). L’accent sera vraisemblablement placé sur le haut de gamme et la valorisation des spécificités de l’héritage Olympus dont la stabilisation. Rien n’interdit de penser que de nouvelles technologies d’imagerie seront incorporées par le biais d’accords de licence avec d’autres développeurs, ce qui réduirait l’investissement propre dans la R&D.

©Roland Deglain. Olympus EM-10, Olympus M.14-150mm

L’hybride et la gamme OMD d’Olympus m’ont convaincu. Dois-je patienter deux ou trois ans pour y voir plus clair dans les intentions de JIP ? Ou bien dois-je, dès à présent — mon avenir de photographe sera bien plus court que mon passé — changer résolument mon fusil d’épaule ? Mais quel serait alors le sens d’un tel revirement au moment où mes vieilles épaules précisément se réjouissent de ne plus devoir systématiquement porter un matériel réflex pour une balade qui m’offrira peut-être l’occasion de saisir les paysages qui m’interpellent ? Des questions se posent certes sur l’avenir de la marque mais c’est toute l’industrie photographique qui continuera d’évoluer. Cette évolution, même inéluctable, ne fera pas de moi un autre photographe. Et bien malin celui qui peut dire aujourd’hui quel sera dans dix ans le rapport de force entre les marques ni même lesquelles de ces marques seront toujours là dans une dizaine d’années.

©Roland Deglain. Olympus EM-10, Olympus M.14-150mm

Je photographie depuis l’enfance et je m’étonne régulièrement de trouver dans ces photos d’enfance — celles que je dois à mon premier appareil, un Kodak Brownie Starflash – certaines attirances pour des sujets ou encore des compositions, même maladroites, qui sont encore les miennes aujourd’hui. C’est cela et non mon matériel qui a déterminé mon style de photographe, qui fonde ma pratique et qui doit dicter mes envies. Compte tenu de mes moyens financiers, qui restent limités — la photo reste et restera une passion et non un moyen d’existence, je continuerai donc d’utiliser mes appareils et mes objectifs Olympus en essayant d’en tirer le meilleur parti. Je ne vais pas me préoccuper outre mesure de ce qui est et de ce qui restera hors de mon contrôle. Je n’ouvrirai pas mon portefeuille ni des yeux béats d’admiration pour des capteurs de 80 Mpx, une prise en rafale à 20 i/s ou la vidéo en 8K. Mais j’ouvrirai les yeux dans mes balades de photographe, en espérant que parfois je les ouvrirai avec des yeux d’artiste.

Cela peut paraître prétentieux mais c’est pour cela que je photographie. Je ne m’équipe pas pour reproduire en miroir et au-delà même de ce que peut percevoir l’oeil humain ce qui se trouve devant mon objectif. Je photographie pour partager mes émotions, mon interprétation de la réalité et pour en garder le souvenir. Mon appareil m’aide à traduire ce que je ressens et c’est à moi qu’il advient de trouver, en artisan et avec les atouts de mon outil, par l’éclairage, la mise au point ou le choix des couleurs, la meilleure façon de transmettre mon ressenti.

C’est cela qui m’importe et ce n’est pas un communiqué qui doit guider mes choix. Je n’ai pas de raison de changer. Je resterai fidèle au photographe que je suis; je resterai fidèle à Olympus. 

Peinture et photographie : l’histoire d’une liaison

© Editions Flammarion, 2020

La date de naissance de 1839, correspondant à l’annonce par Arago du procédé mis au point par Daguerre, reste un sujet de controverse parmi les historiens de la photographie. Les défenseurs de Niepce et autres contemporains (Talbot, Bayard) ont certes des arguments à faire valoir en faveur des inventeurs des procédés sur papier. C’est dans cette époque passionnante, quand la photographie fut d’abord perçue comme une création relevant des sciences et de la mécanique, que nous plonge un ouvrage de référence, réédité et mis à jour aux Editions Flammarion (*). Son auteure, Dominique de Font-Réaux, conservatrice générale au musée du Louvre nous explique, depuis la naissance et la réception de la photographie, les liens complexes que tisseront photographie et peinture tout au long de ce XIXè siècle dont bon nombre d’historiens conviennent qu’il s’acheva réellement à la veille de la Première Guerre mondiale.

Si le daguerréotype ne pouvait, à la différence des procédés sur papier, se multiplier au départ d’une seule matrice, sa destination était l’exposition, ce qui renforçait son lien avec la peinture. La photographie hérita également de l’esthétique picturale de cette époque et s’inscrivit naturellement dans ses traces par la valorisation du regard de l’opérateur déterminant le cadre. En 1859, Baudelaire, ami et modèle de Nadar, ne dénie pas à la photographie ses ambitions artistiques mais il fustige l’assimilation de l’art au seul mimétisme. La crainte de voir la peinture supplantée, dans le registre de l’imitation tout au moins, libéra finalement les peintres, lesquels n’étaient plus tenus à la ressemblance. L’ouvrage raconte ainsi comment la photographie, en lieu et place de ou en opposition avec la peinture, s’imposa comme un art, nouveau mais héritier du passé tout à la fois.

Honoré de Balzac, photographie retouchée par Nadar à partir du daguerréotype de Bisson Date : ca 1890
Domaine public

Entre création picturale et photographique se forgent alors des interactions fondées sur l’échange des sujets et modèles, donnant naissance à de nouveaux codes de la représentation du réel. Les efforts de Le Gray pour figurer le ciel et le déroulé des vagues fourniront par exemple au peintre Courbet les motifs de ses représentations de la côte normande. A l’inverse, Nadar emprunta à Ingres ses fonds unis et les attitudes de ses portraits. En témoignent notamment les attitudes destinées à traduire la personnalité ou la vérité du modèle dans ses portraits de Berlioz ou de Baudelaire. Le portrait photographié induit par ailleurs dès 1860 un renouvellement pictural du genre, tandis que Julia Margaret Cameron utilise le flou pour livrer des portraits photographiques d’une grande qualité allient l’intime et l’esthétique.

S’appuyant sur une érudition puisée aux recherches effectuées par les institutions muséales et académiques, Dominique de Font-Réaux nous entraîne dans ces échanges entre peinture et photographie au travers du paysage, du portrait, de la nature morte, de la représentation de la vie quotidienne (« le genre ») ou encore du nu et des études d’après nature, dans lesquelles la photographie dispense le peintre de copier sur le terrain tout en lui offrant le choix du point de vue. Les collections d’artistes permettent de mieux comprendre ce rapport: témoin ce fonds de 3000 épreuves ayant appartenu au peintre Henri Fantin-Latour. La connaissance de la pratique artistique de ce temps s’enrichit de la sorte en montrant les secrets de fabrication des images peintes.

A travers des exemples non exhaustifs et des (re)découvertes récentes dans les fonds des artistes ou de leurs héritiers se révèle l’apport de la photographie dans des oeuvres majeures telles celles de Degas, qui s’y intéressa de très près au milieu des années 1890. L’ouvrage montre également la part et l’importance de la photographie dans l’oeuvre de Mucha, Derain, Vuillard ou du merveilleux Paul Bonnard, éclairant l’oeuvre du peintre en mettant le doigt sur ce qui, au delà de la similitude des thèmes, unit photographie et peinture dans une même grâce et une même approche du quotidien.

Marthe, debout à côté d’une chaise
Pierre Bonnard. 1900 ou 1901.
Public Domain

Si ces échanges à double sens entre peinture et photographie furent parfois tortueux, ils furent assurément féconds et le champ de recherches est loin d’être épuisé. L’auteure admet avoir réservé une large place à la France tout en évoquant d’autres pays dans cet ouvrage très soigné, judicieusement et agréablement mis en pages. Un voyage culturel dont on sort convaincu que les pratiques artistiques s’enrichissent mutuellement et que la photographie permit aux peintres de « développer un regard neuf sur le monde », même s’ils ont souvent négligé de l’inclure dans leurs expositions et leurs présentations. Comme une maîtresse cachée mais non moins chérie sans doute.

(*) Peinture et photographie. Les enjeux d’une rencontre, 1839-1914. Dominique de Font-Réaulx  Nouvelle édition mise à jour. Editions Flammarion. 336 pages – 201 x 256 mm. Couleur – Broché

Philippe Halsman, photographe sautillant pour RSF

Né à Riga (Lettonie) en 1906 et mort à New York en 1979, Philippe Halsman fut une figure majeure de Magnum Photos. Il nous a laissé une formidable galerie de portraits iconiques, d’où émane une joie de vivre jubilatoire. Un album de ses photographies vient de sortir de presse, publié par Reporters Sans Frontières dans la nouvelle formule d’une collection en tous points recommandable pour les amoureux de l’image comme pour quiconque est soucieux de défendre la liberté d’informer.

© New York, Etats-Unis, 1959. Marilyn Monroe avec Philippe Halsman. © Philippe Halsman

Halsman, dont la biographie retracée dans l’album est émaillée de pérégrinations qui furent parfois dramatiques, révèle ses qualités de portraitiste au début des années ’30. Il travaille pour Vogue, Voilà et Vu, possède un studio à Montparnasse et saisit sur sa pellicule écrivains et artistes dans le Paris de l’entre-deux-guerres. Contraint de fuir devant l’Occupation, il émigre à New York et s’adapte très vite aux codes d’un pays dont il ne connaissait pas la langue. Il est approché en 1942 par Life, qui lui confiera au total l’illustration de plus de 100 couvertures. Halsman participe ainsi à l’émergence du star system et à l’âge d’or de la presse illustrée. Son oeil tantôt malicieux et tantôt admiratif saisira pendant des dizaines d’années d’innombrables personnalités.

Ce qui distinguera Halsman de ses pairs et le fera entrer dans la légende, ce sont ses « jumpologies ». Porté vers la mise en scène de ses photographies, notre homme est un grand facétieux. A la fin d’une séance, il demande au modèle de sauter à la verticale et déclenche alors à vitesse très rapide. Dans ces instantanés suspendus éclate une merveilleuse euphorie, comme sur la couverture de cet album RSF. Soucieuse de contrôler son image, Marilyn Monroe renâclait quelque peu au début devant l’exercice proposé. Pour la convaincre, Halsman saute alors avec elle en lui tenant la main. Marilyn reprendra volontiers ce qu’on n’ose qualifier de pose pour des images qui compteront parmi les plus heureuses de son iconographie.

Marilyn Monroe, American actress. USA. New York City. 1959. © Philippe Halsman

Bien d’autres célébrités se prêteront au jeu comme Brigitte Bardot ou Audrey Hepburn mais aussi des figures perçues comme très sérieuses tels le Duc et la Duchesse de Windsor, entendez l’ex-Roi d’Angleterre Edward VIII et son épouse Wallis Simpson, par qui le scandale arriva. Ces deux-là sauteront même en duo et en solo. Les écrivains François Mauriac et Romain Gary, d’un naturel généralement moins léger, ne sont pas en reste. Ce portfolio d’Halsman donne donc à voir toutes ces personnalités sous un jour très différent de leur image habituelle : Alfred Einstein prend des airs de chien battu (il se désole en vérité de l’utilisation de ses découvertes), le futur Président des Etats-Unis Dwight Eisenhower éclate de rire avec ses frères, et Richard Nixon, un de ses successeurs généralement portraituré les mâchoires serrées, joue ici du piano en bras de chemise et d’un air inspiré.

USA. New York City. 1956. Spanish painter Salvador Dali and rhino, from « Chaos & Creation » for CBS show.© Philippe Halsman

Une alchimie toute particulière liera pour longtemps Halsman et le peintre aux moustaches Salvador Dali qui sera pendant plus de 30 ans son partenaire amical en loufoquerie surréaliste. Une interview photographique avec l’acteur Fernandel, qui répond à chaque question par une mimique ou une grimace, donne lieu en 1948 à un livre délicieux, The Frenchman, qui se vendra à…plus de 100,000 exemplaires! Comment vendre un livre de photographe.

New York, Etats-Unis 1948. French actor Fernandel
© Philippe Halsman / Magnum Photos

Halsman fera aussi en 1962 une campagne photographique pour la promotion des Oiseaux, film pour lequel il mettra lui-même en scène le réalisateur Alfred Hitchcock et son interprète Tippi Hedren. Le photographe y déploie tout son sens de l’humour et de l’inventivité en renvoyant à l’univers du maître du suspense.

Holywood, Californie, Etats-Unis, 1962. Alfred Hitchcock et Tippi Hedren.
© Philippe Halsman

Enrichi en sus du portfolio de contributions, de récits et de témoignages poignants sur les combats valeureux de RSF ainsi que de portraits écrits à l’acide de ceux que l’organisation s’emploie à dénoncer, ce 63è album à la maquette repensée mêle le rire au tragique pour un prix toujours aussi doux. Il vous fera sourire et réfléchir, vous donnera l’envie de sauter et de vous indigner. En bref: sautez dessus!

Philippe Halsman. Avant-propos de Michel Hazanavicius. Un album Reporters Sans Frontières, 9,90€.

L’appel au départ d’Harry Gruyaert, coloriste d’exception

© Harry Gruyaert/Magnum Photos. Editions Textuel 2019

Membre de Magnum depuis 40 ans, le grand coloriste Harry Gruyaert a trouvé dans de nombreux pays la matière de son œuvre. Son approche de la photo n’a pourtant rien de celle d’un journaliste ou d’un documentariste. Marqué par le cinéma et notamment celui de Michelangelo Antonioni, Gruyaert (né en 1941) décrit ses images comme « un mélange entre les gens, l’architecture, les paysages et la lumière ». L’Anversois bénéficie aujourd’hui d’une large reconnaissance, étayée depuis quelques années par une série d’ouvrages thématiques et une monographie.

Les éditions Textuel publieront en ce début d’octobre sous le titre Last Call un autre livre du photographe belge, construit sur l’idée que les aéroports offrent en concentré tout ce qui fait la marque et l’identité visuelle de Gruyaert. Dans la courte préface de l’ouvrage, celui-ci nous avoue simplement sa fascination pour la « théâtralité exceptionnelle » qu’offrent ces lieux d’attente avec leurs individus de passage: « Les éléments d’architecture, le mobilier, les couleurs composent un décor où évolue, comme sur une scène, une cohorte de figurants. C’est un spectacle que je ne cherche pas à comprendre mais dont la dimension visuelle m’attire ».

Aéroport de Las Vegas, Nevada, Etats-Unis, 1982 © Harry Gruyaert/Magnum Photos. Editions Textuel

Saisies de 1982 à 2018, les images souvent reproduites ici sur double page sont effectivement typiques de Gruyaert : un jeu éclatant des couleurs, une transparence et une multiplicité des plans de lecture, des personnages en suspens ou en ombres chinoises. La poésie surgit dans un cadre on ne peut plus fonctionnel et le mystère s’insère étrangement au milieu des lignes, des formes et des signes. La manière de Gruyaert est immédiatement reconnaissable pour qui est déjà familier de son style photographique. Les autres seront conquis ou intrigués par ces images, à contempler sur papier ou ailleurs… comme dans un aéroport, par exemple.

Aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, Paris, France, 2013.
© Harry Gruyaert/Magnum Photos. Editions Textuel

Avis aux voyageurs en effet : un choix de photos très grand format tirées de Last Call fera l’objet d’une exposition aux aéroports de Roissy et d’Orly du 15 octobre au 15 novembre 2019.

Last Call. Harry Gruyaert. Editions Textuel. 96 pages, 39 €. A paraître le 2 octobre 2019.